La police grecque arrête un groupe de migrants dans le centre d'Athènes, le 5 août 2012

La police grecque a annoncé dimanche qu'elle poursuivrait la chasse aux sans-papiers du centre d'Athènes, où plus d'un millier de personnes ont été arrêtées.

Selon un nouveau bilan de la police publiée dimanche, "la police a interpellé samedi au total 4.900 personnes et en a arrêtées 1.130".

Samedi après-midi un premier bilan de la police faisait état de 500 personnes arrêtées et 1.500 interpellées.

"L'opération de la police pour écarter les sans papiers va continuer", a indiqué un bref communiqué de la police.

Intitulée "Xenios Zeus" (du nom du roi des dieux antiques Zeus, protecteur des hôtes), cette opération a commencé jeudi et y ont participé 2.000 policiers à Athènes et 2.500 au département frontalier d'Evros (nord-est)" passage habituel des migrants de Turquie.

L'objectif est de "reconduire les sans papiers à leur pays d'origine, fermer les frontières (...) et faire en sorte qu'Athènes redevienne une métropole de droit avec une qualité de vie", a souligné samedi le porte-parole de la police Christos Manouras.

Selon lui, la reconduction des migrants clandestins à leurs pays d'origine "est un besoin de survie nationale".

"Le message à envoyer est que la Grèce ne peut assurer de travail et de séjour" aux candidats à l'immigration, a-t-il dit.

Le ministre de la Protection du citoyen Nikos Dendias a souligné la nécessité "de lutter contre les réseaux de prostitution et de drogue dans le centre d'Athènes", citée par l'Agence de presse grecque Ana (semi-officielle).

"La reconquête de la ville et le rétablissement de la loi continuera. On ne va pas retourner dans une situation chaotique et inacceptable", a dit M. Dendias, en rappelant que les sans papiers habitent dans des conditions "honteuses" dans le centre-ville.

Le Premier ministre conservateur Antonis Samaras qui dirige depuis fin juin un gouvernement de coalition droite-gauche, s'était engagé à arrêter "l'invasion des migrants illégaux".

Pour la première dans l'histroire parlementaire grecque, un parti néonazi, Chryssi Avghi (Aube dorée) a fait irruption au parlement lors des élections récentes avec 18 députés sur les 300, affichant un discours xénophobe et raciste.

© 2012 AFP