- France : les socialistes en tête à l'issue du premier tour des législatives

En France, le Parti socialiste (PS) du nouveau président François Hollande et ses alliés sont arrivés en tête du premier tour des élections législatives, et pourraient obtenir la majorité à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, a montré l'exemple en étant réélu à Nantes avec 56,21 % des voix dès le premier tour. Il a demandé aux Français de lui donner, ainsi qu'au président Hollande, une « majorité large, solide et cohérente ».

Ont été élus également parmi les 25 ministres socialistes candidats Laurent Fabius (Affaires étrangères), Frédéric Cuvillier et Delphine Batho, ministres délégués respectivement aux Transports et à la Justice, ainsi que Victorin Lurel (Outre-Mer) et Bernard Cazeneuve (Affaires européennes).

D'autres ministres sont en ballottage favorable et devront attendre le second tour, le 17 juin. C'est le cas notamment du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et les ministres de la Culture et de l'Économie, Aurélie Filippetti et Pierre Moscovici.

Si la gauche obtenait la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui est de 289 sièges sur 577 au total, cela donnerait au président Hollande la marge de manoeuvre nécessaire pour poursuivre son programme politique.

Selon les résultats définitifs publiés par le ministère français de l'Intérieur, l'ensemble de la gauche (PS, Europe-Écologie-Les Verts et Front de gauche) totalise 46,77 % des voix, contre 34,07 % des voix pour la droite (Union pour un mouvement populaire - le parti de l'ex-président Nicolas Sarkozy - et alliés) et 13,6 % pour le Front national.

Selon des projections d'instituts de sondage, cela donnerait de 283 à 329 sièges pour la gauche à l'issue du second tour du 17 juin, tandis que la droite en aurait de 210 à 263.

La gauche radicale pourrait récolter de 13 à 20 sièges, contre 0 à 3 pour l'extrême droite.

Le taux d'abstention de ce premier tour a atteint plus de 42 %, selon le ministère de l'Intérieur.

Jean-Luc Mélenchon ne passe pas

Le chef du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a toutefois échoué dans sa tentative d'atteindre le second tour face à la chef du Front national, Marine Le Pen, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. M. Mélenchon a annoncé lui-même qu'il se désistait au profit du socialiste Philippe Kémel en vue du scrutin de dimanche prochain.

« Nous confirmons ce soir notre position de troisième force politique de France. [...] La recomposition que nous appelons de nos voeux est en marche », a déclaré pour sa part Mme Le Pen.

Dans la 1re circonscription de Charente-Maritime, l'ex-candidate socialiste à la présidence Ségolène Royal a tout juste devancé Olivier Falorni, dissident divers gauche exclu du Parti socialiste. Les deux candidats se retrouveront au deuxième tour.

Dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le centriste François Bayrou, candidat du MoDem, est en difficulté. Il sera forcé d'affronter une triangulaire au second tour contre la socialiste Nathalie Chabanne, qui l'a devancé par plus de 10 points lors de ce premier scrutin, et le candidat de l'UMP Éric Saubatte, troisième et tout juste derrière M. Bayrou.

Dans la 6e des Pyrénées-Atlantiques, l'ex-chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, est arrivée première, à peine quatre points devant la socialiste Sylviane Alaux qu'elle retrouvera au second tour.

Radio-Canada.ca avec AFP