- Des frappes aériennes dans le Sinaï font 20 morts

L'Égypte a lancé mercredi matin des frappes militaires aériennes dans le nord de la péninsule du Sinaï, près de la frontière avec Israël, tuant plus de 20 activistes islamistes présumés, ont annoncé la télévision d'État et différentes sources locales.

L'armée égyptienne avait promis lundi de « venger » les 16 gardes-frontières tués la veille, lors d'un attentat attribué en partie à des activistes palestiniens venus de la bande de Gaza.

Un responsable militaire du Sinaï a déclaré sous couvert de l'anonymat que « 20 terroristes ont été tués » dans l'opération visant le village de Tumah. Des témoins à Cheikh Zouaid, une localité située à 10 km de la bande de Gaza, ont dit avoir vu deux avions militaires et entendu plusieurs explosions. Des responsables de la sécurité du Sinaï ont également fait état de frappes dans cette ville.

Un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, s'est félicité de l'opération menée par l'armée égyptienne, qui, selon les médias locaux, est la plus importante à avoir été menée dans le Sinaï depuis la guerre de 1973.

« La responsabilité du Sinaï relève de la seule Égypte, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre le terrorisme. Son succès permettra d'éviter des attentats terribles », a-t-il affirmé à la radio publique.

Le gouvernement israélien avait déjà exhorté l'Égypte à reprendre le contrôle du Sinaï, où la situation s'est détériorée depuis la chute de Hosni Moubarak et l'élection de son successeur Mohammed Morsi. L'un des points de contrôle visé mercredi a été attaqué 28 fois depuis le début du soulèvement populaire au printemps 2011.

En réaction à l'attaque de dimanche, l'Égypte a commencé à fermer les tunnels qui la relient à la bande de Gaza, alors qu'Israël a de son côté accéléré la construction d'une clôture le long des 240 kilomètres de la frontière égyptienne.

Nouvelles attaques à la frontière

Ces attaques surviennent à peine quelques heures après que des hommes armés eurent ouvert le feu sur cinq points de contrôle situés sur la route principale entre El-Arich et Rafah, à la frontière avec Israël et la bande de Gaza, où ont été tués les 16 gardes-frontières.

Les échanges de tirs entre les hommes armés et les forces de l'ordre se sont poursuivis tard dans la nuit de mardi à mercredi, selon l'agence de presse égyptienne Mena. Deux policiers, trois soldats et un civil ont été blessés lors des violences, a précisé Al-Jazira.

Radio-Canada.ca avec Reuters, Al-Jazira et AFP