Afghanistan - Prise d'otages dans un hôtel de Kaboul : au moins 20 morts

L'attaque lancée par des talibans contre un luxueux hôtel de Kaboul, en Afghanistan, a pris fin après 12 heures de siège et s'est conclue par la mort d'au moins 20 personnes, ont annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur et la police afghane.

En plus des quatre assaillants, des civils, des gardes de l'hôtel et un policier ont été tués, a indiqué le porte-parole du ministère, Sediq Sediqqi, cité par l'AFP.

Des talibans armés de kalachnikov, de lance-roquettes, de grenades et de vestes munies d'explosifs avaient pris en otage jeudi soir une quarantaine de civils. Ceux-ci participaient à un mariage dans l'enceinte du luxueux hôtel Spozhmai, aux abords du lac Qhargar, un lieu de villégiature situé aux portes de la capitale afghane.

Au moins un policier et quatre civils ont également été tués dans une attaque ayant précédé leur irruption dans l'hôtel, précise la police de Kaboul, dans un communiqué.

Une vingtaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont pu être évacuées de l'établissement où se trouvaient plus de 300 personnes. Quatre clients de l'hôtel ont notamment sauté par la fenêtre et se sont cachés dans le lac pour échapper aux assaillants, a précisé le général Kadam Shah Shayem, commandant de l'armée afghane à Kaboul.

Un porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahid, a indiqué à l'AFP que « leurs moudjahidines avaient attaqué cet hôtel, car des gens de haut niveau venant des ambassades, de l'ISAF ou de l'administration de Kaboul s'y rassemblent chaque jeudi pour des fêtes sauvages, avec de la boisson et de la prostitution ».

Des forces de sécurité afghanes et les troupes de la force de l'OTAN ont été déployées sur place pour les repousser. Les combats ont duré plusieurs heures.

Un photographe de l'AFP a entendu des tirs automatiques et a aperçu deux hélicoptères de l'OTAN qui survolaient le ciel. De la fumée noire s'élevant de l'hôtel de deux étages était visible de l'autre côté du lac.

Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters et Associated Press