Photo datée du 28 mars 2005 d'un coucher de soleil sur l'île de Moorea en Polynésie Française

Des étudiants ont organisé à Tahiti un "speed dating" législatif pour mieux connaître les candidats aux élections législatives en Polynésie française, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sur le modèle de ces rapides entretiens destinés aux célibataires à la recherche de l'âme soeur, chacun des 45 candidats des 3 circonscriptions de cette collectivité d'outre-mer a été invité samedi à défendre ses idées pendant 7 minutes devant des binômes d'étudiants qui avaient préparé des grilles d'évaluation.

Dix-huit candidats ont relevé le défi, soit en personne, soit représentés par leur suppléant, ou plus rarement par un chargé de communication.

Les étudiants de l'Université de la Polynésie Française (UPF) se sont dits surpris du "manque de connaissances des candidats" sur le monde étudiant.

"Pour la plupart, ils ne connaissent pas la loi sur l'autonomie de l'université, ni même le système LMD, qui est la base des études supérieures", a déclaré à l'AFP Andrew Jean, étudiant en deuxième année de licence de droit, vice-président de l'UPF et organisateur du "speed dating".

Les participants ont regretté la profusion de candidatures "clownesques" dans cette collectivité marquée par une forte instabilité politique: un candidat a semblé avoir pour unique programme d'envoyer des +bisous d'amour+ à tous ses électeurs, un autre a demandé aux étudiants de le ramener chez lui à l'issue du speed dating car il n'a pas de voiture, un troisième sortait de prison.

A la question "Qu'est-ce qu'un député pour vous ?", un candidat a répondu avec une candeur désarmante: "Je ne sais pas", selon l'un des organisateurs.

Les élections législatives auront lieu les 2 et 16 juin en Polynésie française.

© 2012 AFP