Une femme montre le 9 août 2011 à Angers une dent retrouvée dans un steack haché

La dent humaine retrouvée en août 2011 dans un steak haché par l'invitée d'un couple d'Angers (Maine-et-Loire), entraînant la mise en cause de l'usine de production et de l'hypermarché où avait été produite puis vendue la viande, était la sienne, révèle le Courrier de l'Ouest dans son édition de mercredi.

La comparaison des analyses génétiques de la dent, couronnée de métal, et des échantillons prélevés sur les deux femmes présentes ce jour-là à la table a révélé "sans contestation possible" qu'elle appartenait à l'une d'entre elles, rapporte le quotidien angevin, citant le procureur de la république adjoint à Angers, Guirec Le Bras, qui a décidé de classer l'affaire.

"La dent appartenait à une des personnes qui étaient présentes autour de la table", affirme celui-ci. Et plus précisément, à la convive qui avait mangé la viande.

La femme, son conjoint et leurs hôtes ont été convoqués au commissariat d'Angers en début de semaine, précise le journal. La propriétaire de la dent aurait affirmé ne pas s'être rendu compte "tout de suite" qu'elle l'avait perdue.

Quant au couple qui avait cuisiné le steak et alerté la presse, il a fait savoir par la voix de son avocat, Me Julien Roulleau, qu'il se sentait "abusé". Il réfute "avec véhémence toutes allégations tendant à les soupçonner d'auteurs de tentative d'escroquerie".

Le 8 août 2011, en révélant les faits, le couple avait annoncé son intention de porter plainte, provoquant un écho médiatique national.

La direction du groupe Carrefour, mis en cause, avait alors expliqué qu'il apparaissait "impossible de retrouver un corps étranger de ce type au regard des procédures de contrôle qualité très strictes et des processus de fabrication d'un steak haché".

Une enquête interne à l'usine de production Bigard de Quimperlé (Finistère) avait également écarté l'hypothèse d'un acte de malveillance.

Le parquet d'Angers, précise le Courrier de l'Ouest, a décidé de ne pas poursuivre les protagonistes, estimant que "les éléments de la tentative d'escroquerie ne sont pas réunis, notamment parce que celle qui a perdu la dent n'est pas celle qui a dénoncé les faits".

© 2012 AFP