Grippe A (H1N1) - Réseau sous pression, mais pas en crise

Les autorités québécoises de la santé publique reconnaissent que le réseau de la santé est soumis à une certaine pression en raison de la grippe A (H1N1), mais qu'il ne vit pas une situation de crise.

Le réseau s'adapte, disent-elles, et est en mesure de faire face à une hausse du nombre de malades qui se présentent dans ses établissements.

En conférence de presse vendredi matin, la directrice de l'organisation des services de première ligne intégrés, la Dre Yolaine Galarneau, a indiqué que 4 % des lits du réseau sont présentement occupés par des gens à qui on a diagnostiqué une infection respiratoire.

Habituellement, a précisé la Dre Galarneau, de 2 % à 3 % des lits sont occupés par des gens qui ont des pneumonies ou l'influenza. « On ne peut pas parler de crise », soutient-elle, mais plutôt d'une « augmentation légère » du nombre de cas

Un autre indicateur, soit le taux d'hospitalisation, varie beaucoup. Cette semaine, 13 000 admissions à l'urgence ont été enregistrées lors d'une journée, mais deux jours plus tôt, il n'y en avait que 8000. Les urgences du Québec accueillent en moyenne 10 000 personnes par jour.

Le pic attendu de cas de grippe A (H1N1) n'a donc pas encore été atteint, ajoute la directrice de l'organisation des services de première ligne, qui précise que les urgences des hôpitaux reçoivent encore moins de patients que lors des pics habituels de grippe saisonnière.

La Dre Galarneau soutient que le réseau continue de s'adapter en fonction de l'évolution de la situation. Elle explique notamment qu'une dizaine de cliniques destinées à accueillir les gens présentant des symptômes de la grippe ont ouvert leurs portes cette semaine dans cinq régions du Québec. D'autres se préparent et ouvriront en fonction des besoins.

À Montréal et à Québec, a ajouté la Dre Galarneau, des sites de référence destinés aux personnes qui présentent des symptômes de la grippe seront aussi ouverts la semaine prochaine.

Ils seront destinés aux enfants qui font de la fièvre et seront situés près de sites pédiatriques fréquentés. Ils ne seront probablement pas réservés uniquement aux enfants, bien que ces derniers constituent la clientèle première.

Selon le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, les enfants de 5 ans et moins sont ceux qui présentent le taux d'hospitalisation le plus élevé, suivi par le groupe des 5-17 ans. Les directives des autorités de la santé publique stipulent que les enfants de moins de trois mois qui font de la fièvre doivent être vus à l'urgence, tandis que ceux de 2 ans et moins doivent voir un médecin la journée même.

Mme Galarneau a également fait savoir que 25 infirmières supplémentaires travaillaient depuis lundi à Info-Santé, le service téléphonique appelé à répondre aux questions des citoyens. Elle demande d'ailleurs aux gens qui appellent à Info Santé de prendre leur température au préalable, afin de ne pas engorger inutilement le système.

Un peu partout au pays

Une première clinique à Sherbrooke

La pénurie de vaccins contre la grippe A (H1N1) force la fermeture temporaire du centre de vaccination situé aux Terrasses Rock Forest à Sherbrooke jusqu'à mardi prochain.

Les coupons pour le vaccin contre la grippe A (H1N1) se sont encore envolés rapidement vendredi matin dans les quatre centres de vaccination de Québec.

L'accès au vaccin contre la grippe A (H1N1) sera élargi au cours des prochains jours en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

Pour s'informer sur la grippe A (H1N1) au Québec, consulter le site www.pandemiequebec.gouv.qc.ca. Pour évaluer si vous devez vous rendre à l'urgence, contacter Info-Santé, au 8-1-1. Pour des renseignements sur la vaccination, composer le numéro de Services Québec, soit le 1 877 644-4545.

Dans votre région


Cliquez sur une province ou un territoire pour connaître les lieux de vaccination.