- Les funérailles officielles de Denis Blanchette auront lieu lundi

Les funérailles officielles de Denis Blanchette, tué dans l'attentat survenu mardi soir au Métropolis, auront lieu lundi à 14 h, à l'église Saint-Donat, située dans l'est de Montréal.

En entrevue à Radio-Canada, la soeur de la victime, Diane Blanchette, a confirmé que sa mère avait accepté l'offre de Québec d'offrir des funérailles officielles pour le technicien de scène.

Il semble que le gouvernement organisera et paiera les funérailles.

La première ministre élue, Pauline Marois, qui prononçait son discours au Métropolis au moment de la fusillade, a demandé la tenue de funérailles officielles au premier ministre sortant, Jean Charest, lors de leur rencontre jeudi après-midi. M. Charest s'était montré favorable à la demande de Mme Marois.

Mme Marois a déjà indiqué qu'elle compte assister à la cérémonie. Les intentions de Jean Charest ne sont pas connues.

La mère de Denis Blanchette, Ginette Jean, a accordé une entrevue à Maude Rivard, sur les ondes de l'émission Au coeur du monde , à l'antenne de Radio-Canada-Gaspésie-Les Îles, dans laquelle elle raconte notamment comment elle a appris la triste nouvelle.

Diane Blanchette indique par ailleurs ne pas vouloir se mêler de la polémique sur les mesures de sécurité en vigueur au Métropolis le soir du drame. Elle dit en outre ne pas avoir de rancune à ce moment-ci.

« Je pense qu'on perdrait beaucoup d'énergie à avoir la rage. On veut garder nos énergies sur le sens de ce qu'a fait mon frère. C'est de ce côté-là qu'on veut garder un souvenir », a-t-elle déclaré.

La famille de la victime est particulièrement « fragile » vendredi, puisqu'elle s'apprête à se rendre au salon funéraire, a dit Mme Blanchette.

L'Équipe Spectra organisera aussi un spectacle-bénéfice à la mémoire du technicien de 48 ans. La date n'est pas encore fixée et les fonds serviraient à assurer l'avenir de la fillette de la victime.

La petite fille, âgée de 4 ans « veut parler à son papa », n'ayant pas encore saisi ce qui s'était produit, a relaté Diane Blanchette « Elle ne peut pas comprendre, ça va être avec le temps ».

Pas d'enquête indépendante en vue

D'autre part, l'enquête policière sur la tragédie se poursuit.

Alors que plusieurs se questionnent sur la sécurité autour de Pauline Marois et du Métropolis au cours de la soirée de mardi, la Sûreté du Québec jure que la sécurité de la chef péquiste n'a jamais été compromise. Le coroner et les policiers estiment d'ailleurs qu'une enquête publique et indépendante n'est pas nécessaire.

Du côté politique, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Dutil, qui doit rester en fonction pour encore une dizaine de jours, a aussi dit ne pas avoir l'intention de déclencher une enquête indépendante.

Il a fait savoir qu'il préférait attendre le résultat des deux enquêtes actuellement en cours, soit celles de la Sûreté du Québec et du coroner. Le son de cloche est le même du côté du Parti québécois.

Rappelons que le metteur en scène de la soirée au Métropolis, Yves Desgagnés, a affirmé lors d'une entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes qu'il y avait eu, selon lui, des failles dans la sécurité lors l'événement péquiste de mardi soir. Il avait du même souffle réclamé une enquête indépendante.

Des funérailles civiques pour Denis Blanchette

Selon le site du ministère des Relations internationales du Québec, il existe trois types de funérailles officielles : d'État, nationales et civiques. Ce sont des funérailles civiques qui seront célébrées à la mémoire de Denis Blanchette. Voici ce que dit le Protocole :

« Les funérailles civiques sont organisées par un groupe qui vient aider et soutenir la famille dans son deuil. Il peut s'agir d'une association à laquelle appartenait le défunt, ou d'une collectivité très touchée par le décès.

Par exemple, une association de policiers ou de pompiers peut vouloir rendre hommage de façon plus officielle à un de ses membres décédé dans l'exercice de ses fonctions. Une municipalité peut se sentir concernée par le décès de son maire et décider d'aider la famille éplorée.

Le gouvernement n'est pas impliqué dans l'organisation des funérailles civiques. Cependant, le Protocole peut être sollicité par les organisateurs, qui veulent connaître la procédure à suivre dans de telles circonstances.

Si un membre du Conseil des ministres souhaite assister aux funérailles, le Protocole peut entrer en contact avec les organisateurs pour faciliter sa participation et convenir du moment où il pourra offrir ses condoléances à la famille ».

David Courage garde le moral

Quant à David Courage, blessé dans la fusillade, il est en attente d'une deuxième opération. Sa vie n'est toutefois pas en danger.

Selon sa mère, Yvonne Courage, il garde toutefois le moral, recevant notamment un grand appui de sa famille. « Quand même c'est très très dur pour lui, à chaque fois qu'il voit des images de son tonton Denis (...) Il a beaucoup de peine pour la famille, mais lui, il a le moral », a-t-elle déclaré.

Yvonne Courage a expliqué que son fils, dont le bassin a été transpercé d'un côté à l'autre par une balle, a pu marcher et faire quelques pas à l'hôpital.


Lisez l'entrevue avec l'auteur de nos images exclusives, le caméraman de Radio-Canada Martin Bouffard.

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