- Fête nationale : place au défilé des géants

Les célébrations de la fête nationale se sont poursuivies dimanche, à Montréal, avec le défilé des géants, qui s'est déroulé dans la bonne humeur, en après-midi. Le grand spectacle aura lieu en soirée, au parc Maisonneuve.

Des milliers de personnes s'étaient rassemblées rue Sherbrooke Est pour ce 6e défilé annuel, dont le coup d'envoi a été donné peu après 13 h. Les gens ont pu voir 36 géants à l'effigie de personnages qui ont marqué l'histoire du Québec.

Le défilé est parti du parc Baldwin, au coin de la rue Fullum et s'est rendu jusqu'au parc Maisonneuve.

Deux nouveaux géants s'ajoutaient au défilé cette année, soit le syndicaliste Michel Chartrand et la comédienne Denise Pelletier.

Compte tenu du beau temps, les organisateurs se montraient très optimistes et attendaient jusqu'à 100 000 personnes.

Voeux des politiciens pour la fête nationale

Plusieurs politiciens ont souligné dimanche l'importance de la fête nationale et son caractère inclusif et rassembleur.

« C'est toujours important de se rappeler d'où on vient, qui nous sommes. C'est aussi un moment de rassemblement, où on peut faire une trêve, peu importe nos points de vue, qui sont parfois divergents dans la société québécoise, surtout qu'on a vécu un moment assez difficile depuis quelques mois, qui nous a divisés. La fête nationale, c'est un moment pour nous rassembler et retrouver de l'espoir », a affirmé la chef péquiste, Pauline Marois, en entrevue.

« C'est la fierté et la confiance. Nous sommes fiers d'être Québécois et on doit avoir confiance en nous. Et ce "nous"-là qui est dans le thème, il faut qu'il se noue ensemble. Il faut que tous les Québécois soient ensemble et qu'on réalise ce qu'on a à faire », soutient le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé.

« Je pense que toutes les nations au monde ont leur fête nationale. Quelqu'un me demandait : "Est-ce qu'on peut fêter encore [la Saint-Jean-Baptiste]?". La droite vient de perdre en France, deux défaites consécutives. Est-ce que les gens de droite en France vont décider de ne pas fêter le 14 juillet? Voyons donc », a dit l'ancien chef bloquiste Gilles Duceppe.

« D'abord, c'est la fête de tous les Québécois, et je pense que c'est important de souligner cette volonté de tous les Québécois de faire en sorte que le français soit fort en Amérique du Nord. Nous avons un exemple à donner, nous devons être aux aguets et faire la démonstration à quel point nous sommes unis dans cette tâche de protéger la langue française », a dit la ministre québécoise de la Culture, Christine St-Pierre.

« Je souhaite l'harmonie, que ça se passe dans la paix. Les gens aiment Montréal, aiment le Québec, c'est notre fête nationale. Et la meilleure façon de le reconnaître, c'est de le manifester, mais dans la paix » a dit le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

« C'est toujours une opportunité de voir les gens du Québec. Je fais la même chose en Ontario, avec nos amis francophones. C'est une fête nationale pour toute la francophonie au Canada. C'est un moment de reconnaissance », a souligné de son côté le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae.

Dimanche soir, le grand spectacle de la fête nationale, au parc Maisonneuve, sera animé par Guy A. Lepage, appuyé par le groupe Les Porn Flakes, et mettra en vedette Jean-Pierre Ferland, Ariane Moffatt, David Giguère, Adam Cohen, Alfa Rococo, Misteur Valaire, Isabelle Boulay et Alain-François. Le groupe Misteur Valaire sera aussi chargé de faire danser les spectateurs jusqu'à 1 h du matin.