Crise de la dette - La Grèce adopte de nouvelles mesures d'austérité

En échange du nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros, le Parlement grec a approuvé mardi soir un projet de loi portant sur de nouvelles compressions budgétaires demandées par les bailleurs de fonds du pays.

Le projet de loi a été rédigé sous la pression de l'Union européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne, puis approuvé par le gouvernement et adopté par le Parlement avec une majorité de plus de 202 députés sur 283.

Les coupes budgétaires sont évaluées à 3,2 milliards d'euros pour 2012, a indiqué le président de séance Grigoris Niotis. La nouvelle série de mesures d'austérité prévoit notamment :

  • une baisse de 12 % des retraites supérieures à 1300 euros par mois;
  • une réduction de 22 % du salaire minimum et de 32 % pour les jeunes de moins de 25 ans;
  • un gel des salaires pour certaines catégories de salariés jusqu'à ce que le taux de chômage tombe en dessous des 10 %.

L'octroi d'un deuxième prêt de 130 milliards d'euros s'ajoute à un effacement de dette de 107 milliards d'euros, prévus dans le cadre d'un plan de sauvetage « sans précédent » accordé la semaine dernière par les ministres des Finances de la zone euro.

En récession depuis cinq ans, la Grèce doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts qui arrivent à échéance le 20 mars. Sans cette aide, Athènes risquait de tomber en défaut de paiement et de sombrer dans la faillite.

Le premier ministre Lucas Papademos doit rencontrer mercredi à Bruxelles le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avant que ne se tienne le sommet européen jeudi et vendredi.

Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters