
Si elle est portée au pouvoir, la chef du Parti québécois siégera au Conseil de la fédération, ce forum des premiers ministres créé pour « revitaliser la fédération canadienne », qu'elle voulait pourtant abolir.
« Je n'ai jamais pratiqué la politique de la chaise vide. Alors partout où il y a des forums où je peux défendre le point de vue des Québécois, je vais être dans ces forums », a dit Pauline Marois lors d'un point de presse à Saint-Constant, en Montérégie, à trois jours du vote.
« Jusqu'à maintenant, je peux vous dire cependant que ça n'a pas donné de grands résultats », a-t-elle ajouté.
En 2009, la chef du Parti québécois demandait l'abolition du Conseil de la fédération, car l'organisme était, à son avis, inutile et nuisible. Selon elle, le Conseil de la fédération affaiblissait le rapport de force du Québec en l'obligeant à faire des compromis sur certains enjeux pour s'entendre avec les autres provinces.
« Les résultats sont absolument catastrophiques. En fait, il n'y a aucun résultat au rendez-vous, parce qu'à chaque fois [le premier ministre du Québec] doit faire des efforts pour obtenir des consensus qui vont à l'encontre des intérêts du Québec », avait-elle dit.
Le Conseil de la fédération a été mis sur pied en 2003 à l'initiative de Jean Charest.
« Les premiers ministres ont créé le Conseil de la fédération parce que, selon eux, il est important que les provinces et les territoires jouent un rôle de leadership dans la revitalisation de la fédération canadienne et l'édification d'un régime fédéral plus constructif et coopératif », peut-on lire sur le site Internet de l'organisation, créé pour donner aux provinces une voix plus forte face au gouvernement fédéral.
Pauline Marois pourrait d'ailleurs revoir la participation financière du Québec au Conseil de la fédération, qui se chiffre actuellement à 5 millions de dollars par an.
Les quotidiens anglophones appuient la CAQ
L'appui donné par le Globe and Mail et le National Post à la Coaliton avenir Québec n'étonne pas Pauline Marois. Questionnée à savoir si ces prises de position auguraient mal pour les relations entre un possible gouvernement péquiste et le reste du pays, la chef du Parti québécois a affirmé qu'un « gouvernement Marois sera toujours respectueux de ses voisins, qu'ils soient fédéralistes ou qu'ils aient d'autres points de vue ». « Mais, on ne va pas s'excuser d'être ce que l'on est. Et nous allons défendre nos intérêts et faire avancer le Québec. »
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