Élections Québec 2012 - Attentat lors du discours de Marois : une victime décédée

Un homme armé a pénétré au Métropolis, à Montréal, où avait lieu le rassemblement du Parti québécois qui célébrait sa victoire aux élections. Alors que la nouvelle première ministre Pauline Marois prononçait son discours vers minuit, l'homme a fait feu sur deux personnes.

L'une d'entre elles est décédée, tandis qu'une autre a été traitée pour un choc nerveux sur place, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Il s'agit de deux hommes, l'un âgé de 45 ans, l'autre dans la trentaine.

Un incendie a ensuite pris naissance derrière le Métropolis, possiblement allumé par le suspect d'une cinquantaine d'années avant qu'il ne soit arrêté. L'homme avait pris la fuite à pied, mais a rapidement été appréhendé par les policiers.

Un imposant périmètre de sécurité a été érigé et un poste de commandement de la Sûreté du Québec a également été déployé.

Le SPVM et Urgences-santé doivent tenir deux points de presse distincts d'ici quelques minutes.

Avant d'être emmené par les policiers, l'homme, menotté et encagoulé, a été entraîné jusqu'à un véhicule en bafouillant des mots indistincts, ressemblant à : « Les anglais se réveillent ».

La première ministre élue, qui a été évacuée de la scène où elle s'adressait à ses militants par deux gardes du corps, est « en bonne santé », a indiqué le SPVM.

Pauline Marois garde son sang-froid

Après avoir été emmenée rapidement hors de la scène par ses gardes du corps, Pauline Marois est retournée sur scène et elle a calmement demandé aux militants de quitter la salle.

Son discours, au soir de la victoire, se voulait rassembleur et rassurant. « Un nouvel épisode de notre existence commence », avait déclaré la chef devant un parterre de partisans en liesse, ajoutant souhaiter que ce soit l'occasion pour tous de retrouver la fierté comme peuple.

Pauline Marois a invité les autres partis à l'Assemblée nationale à mettre de côté les divisions, pour se rassembler sur l'essentiel. Promettant elle-même d'être à l'écoute, car, selon elle, l'essentiel unit les élus, soit une fidélité commune à la cause du Québec.

Elle a promis de gouverner avec humilité et écoute.