Rupert Murdoch démissionne de certains CA

Louis Lanzano / The Associated Press

LONDRES - Le magnat de la presse Rupert Murdoch a démissionné d'un certain nombre de conseils d'administration des filiales britanniques et américaines de son empire, News Corp, a confirmé samedi une porte-parole.

Au cours de la dernière semaine, M. Murdoch a remis sa démission de ses fonctions de directeur chez NI Group, Times Newspaper Holdings et News Corp Investments au Royaume-Uni, a précisé Daisy Dunlop au nom de la branche britannique de News Corp, News International. Les compagnies supervisent les quotidiens britanniques The Sun, The Times et The Sunday Times.

On ignorait encore, en fin d'après-midi samedi, de quels conseils d'administration du bras américain de News Corp M. Murdoch s'est retiré.

Le quotidien The Telegraph, le premier à rapporter la nouvelle, a indiqué que ces précisions n'ont pas encore été apportées par la Commission des valeurs mobilières des États-Unis.

News International a tenté de minimiser l'importance de ces démissions, soutenant dans un communiqué qu'il n'y avait là rien de plus qu'un simple exercice de nettoyage avant la restructuration de la compagnie.

La direction de News International faisait ainsi référence à son annonce, le 28 juin, de la séparation imminente de sa division de la publicité de ses secteurs nettement plus rentables — des médias et du divertissement —, en deux sociétés distinctes et cotées en bourse.

En vertu de ces propositions de changement, M. Murdoch, âgé de 81 ans, présiderait les deux sociétés, mais n'agirait en tant qu'administrateur général que pour les entreprises des médias et du divertissement.

L'annonce de samedi laisse croire que M. Murdoch prend ses distances de ses intérêts dans les quotidiens britanniques, qui ont été profondément secoués par un scandale d'écoute électronique.

L'an dernier, il avait été révélé que le défunt tabloïd de News International, News of the World, avait systématiquement piraté les boîtes vocales de téléphones appartenant à des politiciens et des célébrités.

Ces révélations avaient soulevé un tollé en Grande-Bretagne, et déclenché trois enquêtes parallèles de la police ayant conduit à plus de 40 arrestations.

Les allégations d'écoute illégale ont par ailleurs coûté son poste à l'ancienne patronne de News of the World, Rebekah Brooks, qui a été inculpée d'entrave à la justice dans cette affaire.