TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé mardi à un sommet de deux mois au lendemain de la publication de meilleurs résultats financiers que prévu de la part d'Alcoa, lesquels ont fait grimper les cours des matières premières et aidé les investisseurs à passer outre les signes de ralentissement en provenance de la Chine.

L'indice composé S&P/TSX a avancé de 73,94 points pour terminer à 12 270,66 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a grimpé de 14,75 points à 1542,23 points.

La progression des ressources naturelles a en outre aidé le dollar canadien à s'apprécier de 0,57 cent US à 98,33 cents US.

Aux États-Unis, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a progressé de 69,78 points à 12 462,47 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a gagné 25,94 points et que l'indice élargi S&P 500 a pris 11,38 points à 1292,08 points.

Les revenus trimestriels d'Alcoa se sont avérés supérieurs aux attentes des analystes et ont crû de six pour cent à 5,99 milliards $ US. Alcoa a par ailleurs affiché une perte trimestrielle de 191 millions $, la morosité de l'économie mondiale ayant nui à la demande pour l'aluminium dans plusieurs secteurs, notamment ceux de l'automobile et de la construction. C'est le premier recul à ce chapitre depuis 2009.

Les analystes ont cependant noté qu'Alcoa misait sur une croissance de la consommation mondiale d'aluminium de sept pour cent pour cette année.

«Cela équivaut à une demande en assez bonne santé», a observé Robert Gorman, stratège de portefeuille en chef chez TD Waterhouse.

«Et du point de vue de l'établissement des prix, si leurs prévisions sont correctes, ils affirment que plutôt que d'avoir des surplus d'aluminium à travers le monde, lesquels étaient d'environ 150 000 tonnes en 2011, on observera plutôt un déficit de 600 000 tonnes. Cela va entraîner une hausse des prix pour eux, ce qui serait bien.»

Les résultats financiers d'Alcoa sont pratiquement considérés comme un indicateur économique parce que les produits du géant de l'aluminium sont utilisés par un large éventail d'entreprises, comme les constructeurs d'avions et d'automobiles, ainsi que les industries de la construction et du pétrole et du gaz naturel. Environ la moitié des ventes d'Alcoa sont réalisées aux États-Unis, tandis que 27 pour cent le sont en Europe.

Les investisseurs ont aussi tenu compte du fait que la croissance des importations chinoises avait grandement décéléré en décembre, un nouveau signe que la deuxième plus grande économie du monde ralentit, en partie à cause des mesures imposées par le gouvernement pour abaisser une inflation particulièrement forte, notamment en ce qui a trait aux prix des aliments.

La Chine a grandement contribué à la reprise économique mondiale à la suite de la crise financière de la fin 2008, notamment en faisant grimper les cours du pétrole, des métaux et des titres liés aux ressources naturelles sur le parquet torontois.

Le cours du pétrole brut a gagné mardi 93 cents US à 102,24 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. Le secteur torontois de l'énergie a pris un peu plus d'un pour cent, l'action de Suncor Énergie (TSX:SU) s'étant appréciée de 91 cents à 32,82 $, tandis que celle de la Pétrolière Impériale (TSX:IMO) a gagné 61 cents à 47,08 $.

Le secteur des métaux de base a crû de 3,22 pour cent, le prix du cuivre ayant aussi avancé de 10 cents US à 3,51 $ US la livre à New York. Le titre de Teck Resources (TSX:TCK.B) a pris 1 $ à 38,65 $, tandis que celui de First Quantum Minerals (TSX:FM) a avancé de 1,52 $ à 23,10 $.

Le cours du lingot d'or s'est emparé de 23,40 $ US à 1631,50 $ US l'once à New York, tandis que le secteur aurifère du TSX avançait d'environ 0,75 pour cent. L'action de Barrick Gold (TSX:ABX) a grimpé de 35 cents à 49,22 $.