La Bourse de Toronto clôture en hausse

Ben Bernanke. Susan Walsh / The Associated Press

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé mardi en hausse, l'appréciation du cours du pétrole brut ayant stimulé les titres du secteur de l'énergie.

L'indice composé S&P/TSX a gagné 50,02 points pour terminer la séance avec 11 571,19 points.

Les opérateurs de marchés ont oublié la déception causée par un discours du président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke, qui n'a pas réussi à les convaincre que de nouvelles mesures de relance pour l'économie étaient imminentes.

Les investisseurs ont aussi jonglé avec une déclaration de la Banque du Canada voulant qu'elle soit plus encline à hausser éventuellement son taux d'intérêt directeur, même si ses perspectives économiques sont plus faibles que dans ses prévisions précédentes.

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,21 cent US à 98,76 cents US après que la Banque du Canada eut annoncé qu'elle laissait son taux d'intérêt directeur inchangé à un pour cent en raison du ralentissement généralisé des conditions économiques mondiales. La banque centrale a en cependant suggéré dans le communiqué expliquant sa décision qu'un resserrement de la politique monétaire pourrait éventuellement être envisageable.

La Bourse de croissance TSXV a rendu 6,6 points pour clôturer à 1176,75 points.

Les principaux indices américains ont d'abord mal réagi au discours de M. Bernanke devant le comité bancaire sénatorial, au cours duquel il a indiqué que la Fed était prête à annoncer de nouvelles mesures de relance si nécessaire, sans préciser comment ou quand.

Le patron de la Fed a aussi indiqué que l'incertitude économique s'accentuait, notamment en raison de la crise des dettes en Europe et de la «falaise fiscale» — soit l'expiration de diverses réductions d'impôts et la mise en place de réductions de dépenses qui pourraient entrer en vigueur à la fin de l'année à moins que les politiciens s'entendent sur des alternatives.

Les courtiers auraient préféré voir M. Bernanke signaler une nouvelle ronde de mesures de relance qui prendrait la forme de rachat d'obligations. Une troisième ronde d'«assouplissement quantitatif» viserait à faire reculer les taux d'intérêt à long terme et à encourager l'activité d'emprunt et les dépenses. Les deux premières rondes ont déclenché d'importants mouvements haussiers sur les marchés d'actions américains.

«La grande question ici n'est pas de savoir si la Fed va agir», a observé Randy Frederick, directeur chez Charles Schwab, à New York. «Nous savons qu'ils vont le faire. La question est de savoir jusqu'à quel point la situation devra se détériorer avant qu'ils agissent.»

Les courtiers ont finalement détourné leur attention sur les résultats trimestriels d'entreprise — lesquels ont été solides pour la plupart — et sur la publication de données encourageantes sur la production industrielle, permettant aux principaux indices américains de réaliser des gains.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a gagné 78,33 points à 12 805,54 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a pris 13,1 points à 2910,04 points et que l'indice élargi S&P 500 a grimpé de 10,03 points à 1363,67 points.

À Toronto, le secteur de l'énergie a affiché la hausse la plus probante, soit 1,35 pour cent, le cours du pétrole brut ayant avancé de 79 cents US à 89,22 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. L'action de Canadian Natural Resources (TSX:CNQ) ayant gagné 83 cents à 27,31 $.

Le groupe industriel a aussi pris un peu plus d'un pour cent, notamment grâce à la progression du titre du Canadien National (TSX:CNR), qui a avancé de 97 cents à 87,62 $.

Le secteur des métaux de base a reculé de 0,63 pour cent, le cours du cuivre ayant rendu 3 cents US à 3,46 $ la livre à New York. L'action de Thompson Creek Metals (TSX:TCM) a perdu 19 cents à 2,56 $.

Le secteur aurifère a abandonné environ 1,3 pour cent. Le cours du lingot d'or a perdu 2,10 $ US à 1589,50 $ US l'once à New York. L'action de Barrick Gold (TSX:ABX) a effacé 31 cents à 35,08 $.