24 juin 2012 16:45
Fête nationale: le défilé des géants

Montréal, 24 juin 2012



Montréal, 24 juin 2012 (© © Graham Hughes, La Presse canadienne)
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MONTRÉAL - Réunis en tête de cortège devant une marée humaine et une série de pancartes -- dont certaines sur lesquelles on pouvait lire «Charest dégage» -- , plusieurs politiciens des scènes fédérale, provinciale et municipale ont marché dans les rues de Montréal, dimanche, pour célébrer la Fête nationale.

La chef du Parti québécois (PQ) Pauline Marois, le leader néo-démocrate Thomas Mulcair, le chef bloquiste Daniel Paillé et la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David ont tous pris part à l'événement. Étaient aussi présents l'ancien premier ministre Bernard Landry et l'ex-leader bloquiste Gilles Duceppe, ainsi que les présidents de la FEUQ et de la FECQ, Martine Desjardins et Éliane Laberge.

«Marcher avec le vrai monde pour construire le pays auquel on rêve, moi j'aime ça être dans la rue dans ce temps-là, nonobstant ce que peut en dire (Jean) Charest», a lancé la leader péquiste. Il s'agissait vraisemblablement d'une boutade à l'intention du premier ministre, qui a accusé à maintes reprises son adversaire politique de se soumettre à la volonté «de la rue».

Vêtue d'un ensemble blanc, Mme Marois était toujours dépouillée du carré rouge qu'elle a porté tout au long de la session parlementaire s'étant terminée, il y a quelques jours.

Interrogé sur le port dudit carré rouge, l'un de ses prédécesseurs à la barre du PQ, Bernard Landry, a confié qu'il n'aurait probablement pas arboré ce symbole du mouvement étudiant à l'époque où il était en politique active.

«Comme je me connais, je ne pense pas. J'aurais imité Mme Marois depuis quelques jours: je ne l'aurais pas porté (...) Quand on est appelé à gouverner, il faut faire attention aux positions qu'on prend. Le premier ministre du Québec, il représente tout le monde», a plaidé M. Landry.

Certains politiciens fédéraux ont raillé la rencontre et les discussions qu'a récemment eues le premier ministre canadien Stephen Harper avec un de ses prédécesseurs conservateurs, Brian Mulroney, et Jean Charest

Le fait que Stephen Harper ait ressenti le besoin de se tourner vers MM. Mulroney et Charest illustre bien que l'aile québécoise du Parti conservateur n'est tout simplement pas à la hauteur, estime le chef bloquiste Daniel Paillé.

«M. Harper a décidé que ses cinq députés ne peuvent pas lui témoigner ce que c'est qu'être Québécois. Ça, c'est manifeste. Au lieu de consulter ses cinq députés, il est allé voir M. Mulroney et M. Charest», a-t-il analysé.

De l'avis du chef néo-démocrate Thomas Mulcair, Stephen Harper aurait dû s'intéresser à la nation québécoise bien avant cela. «C'est un peu tard pour M. Harper de commencer à s'intéresser au Québec. À chaque fois qu'on a essayé de le convaincre de donner un contenu réel à la reconnaissance des Québécois comme nation, il a dit non. Alors il peut prendre ses conseils où il veut, mais c'est peut-être trop peu, trop tard», a-t-il dénoncé.

Et si un carton d'invitation du bureau du premier ministre canadien se rendait à celui de Pauline Marois, il ne resterait pas sans réponse, a assuré la principale intéressée. «Bien sûr que je veux le rencontrer! Je n'ai jamais souhaité la solution du pire pour le Québec, a lancé Mme Marois. Mais j'aurai beaucoup de demandes à lui présenter!»

Aucun député libéral n'a été aperçu dans la foule du traditionnel défilé des Géants, qui s'est mis en branle sous un soleil de plomb le long de la rue Sherbrooke. Sur plus de la moitié du trajet, qui a pris fin au parc Maisonneuve, les trottoirs étaient bondés de citoyens brandissant le fleurdelisé.

Deux nouveaux «géants» de l'histoire du Québec ont fait leur apparition en cette 178e année de célébrations de la Fête nationale: le syndicaliste Michel Chartrand et la comédienne Denise Pelletier.

Comme ce fut le cas à Québec la veille, les festivités de la Saint-Jean-Baptiste se déroulent sous une sécurité accrue pour éviter tout débordement.

En soirée, le grand spectacle montréalais de la Fête nationale mettra en vedette Jean-Pierre Ferland, Ariane Moffatt et Isabelle Boulay, parmi tant d'autres. Il sera animé par Guy A. Lepage pour une quatrième année. Le président du regroupement qui coordonne les activités de la Fête nationale, Mario Beaulieu, a affirmé que les casseroles seraient tolérées sur le site.

Selon des responsables de la sécurité, moins de 40 000 personnes ont foulé les plaines d'Abraham à Québec pour le spectacle du 23 juin 2012 réunissant notamment Paul Piché, Marie-Mai, Dumas, Lisa Leblanc et Loco Locass. «Ceux qui venaient pour une beuverie, ils sont restés chez eux, une excellente idée!» a affirmé Régis Labeaume dimanche.

D'après La Presse canadienne et Radio-Canada.ca

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