Quand catastrophe et romance se rencontrent

Darren Michaels / The Associated Press

TORONTO - L'apocalypse peut avoir un côté positif, si vous savez où regarder.

C'est du moins l'opinion de la scénariste et réalisatrice Lorene Scafaria, dont les personnages de «Seeking a Friend for the End of the World» («Recherche ami pour partager fin du monde») trouvent du réconfort — et même du bonheur — au moment où une catastrophe s'apprête à les frapper.

La cinéaste combine le film de désastre et la comédie romantique dans son ambitieux scénario, qui met en vedette Steve Carell dans la peau d'un timide vendeur d'assurance qui sortira de sa coquille grâce à sa voisine à l'esprit libre, interprétée par Keira Knightley.

Trouver le bon ton pour le film était une tâche délicate, et c'est pourquoi Scafaria a insisté pour réaliser le projet lorsqu'elle a présenté son scénario, en 2008.

«Seeking a Friend for the End of the World» prendra l'affiche vendredi.

Carell tient le rôle de Dodge, un vendeur timide quitté par sa femme lorsqu'ils apprennent que la Terre sera bientôt détruite par un énorme astéroïde. Pendant que ses amis plongent dans la débauche, Dodge ne pense qu'à son ultime regret: celui d'avoir laissé filer son amour de jeunesse, Olivia.

Pendant ce temps, sa voisine Penny est au beau milieu d'une rupture difficile, et elle offre à Dodge de l'aider à trouver Olivia s'il l'aide à son tour à retourner en Angleterre pour passer ses derniers jours avec sa famille.

L'improbable duo prend donc la route et rencontre en chemin les meilleures, les pires et les plus étranges facettes de l'humanité.

«J'ai toujours cru que la mort servait à nous faire réaliser ce qui est important dans la vie et qu'il faut trouver la valeur dans le temps qu'il nous reste», a expliqué Scafaria.

Le premier scénario de Scafaria à avoir été porté à l'écran a été la comédie romantique de 2008 «Nick and Norah's Infinite Playlist», avec Michael Cera et Kat Danning. La scénariste admet que les deux histoires ont des ressemblances.

«De tous les scénarios que j'ai écrits, c'est étonnant que ces deux-là aient été ceux qui ont été portés à l'écran, a raconté la femme de 34 ans originaire du New Jersey. "Nick and Norah" était mon neuvième scénario et celui-ci est mon 18e (...) J'imagine que j'ai toujours été intéressée par cette idée voulant que vous ne savez jamais d'où l'amour viendra, qu'il peut vous prendre par surprise et qu'il ne ressemble pas nécessairement à ce que vous imaginiez.»