Le réalisateur de «Willy Wonka» est décédé

"Willy Wonka & the Chocolate Factory" 40th Anniversary Ultimate Collector's Edition Jacques Torres Chocolates DVD Signing. Marion Curtis / The Associated Press

NEW YORK, États-Unis - Le documentariste Mel Stuart, qui a également réalisé le film «Willy Wonka and the Chocolate Factory» («Willy Wonka au pays enchanté»), est décédé.

Sa fille, Madeline Stuart, a indiqué que son père est mort du cancer jeudi soir, à son domicile de Los Angeles. Il avait 83 ans.

Dans les années 1960 et 1970, Stuart et David L. Wolper ont représenté la côte ouest dans le milieu du documentaire, à une époque où les cinéastes new-yorkais dominaient le genre.

Les dizaines de documentaires de Stuart incluent trois éditions de «The Making of the President», ainsi que des portraits de l'artiste Man Ray et du réalisateur Billy Wilder réalisés pour la chaîne PBS.

Le film révolutionnaire de Stuart, «Wattstax», traitait d'un concert donné en 1972 à Los Angeles et de la communauté principalement noire de la ville à la suite des émeutes de 1965.

Mais bien que les documentaires du cinéaste lui aient valu des éloges, c'est le classique pour enfants «Willy Wonka and the Chocolate Factory» qui lui a offert son plus grand succès populaire.

Ce film souhaitait réaliser le voeu d'une jeune lectrice du classique de Roald Dahl, «Charlie and the Chocolate Factory». La lectrice en question? Sa fille, Madeline, qui lui a demandé de transformé son livre favori en film.

Mettant en vedette Gene Wilder dans le rôle de Willy Wonka, le film a su se tailler une place dans le coeur de nombreuses familles.

Le scénariste David Seltzer a collaboré au film et a fait ses débuts dans l'industrie à l'âge de 26 ans grâce à Stuart. Il voyait le cinéaste comme «un mentor, un peu comme un sergent. Un patron craint et un ami très apprécié».

Seltzer a raconté vendredi que Stuart avait rejeté son premier scénario en lui disant que s'il n'avait pas «un tiroir rempli de magie», il ne pouvait même pas penser qu'il était scénariste. «Il m'a appris qu'assez bon n'était pas assez bon», s'est-il rappelé.