
L'administration Obama a intérêt à régler ses problèmes diplomatiques avec la Chine, et vite. Depuis quelques semaines, la situation ne fait que s'envenimer...
Les relations tendues ont commencé avec les menaces de Google de cesser d'aider le gouvernement chinois à filtrer les sujets sensibles. Google n'a pas aimé être victime d'une cyberattaque que la compagnie californienne croit provenir de la Chine.
Ensuite, il y a le dalaï-lama. Le chef spirituel tibétain sera en territoire américain pour une tournée de 10 jours le 16 février prochain. Une rencontre avec le président Barack Obama est prévue lors de cette tournée. Évidemment, le gouvernement chinois a réagi défavorablement et a mentionné qu'une telle rencontre minerait dangereusement les relations sino-américaines.
Et pour jeter de l'huile sur le feu, les États-Unis vendent des armes à Taïwan... Vendredi dernier, les États-Unis ont annoncé la vente de missiles, de navires et d'hélicoptères à Taïwan, l'ennemi juré de la Chine. Le gouvernement chinois a réagi fortement en disant qu'il ne serait pas responsable d'un échec de coopération avec les États-Unis sur les grands enjeux internationaux, en plus de menacer les compagnies américaines en Chine de mesures de représailles.
Outre ces événements majeurs qui détériorent les relations sino-américaines depuis quelques mois, il y a aussi de vieilles chicanes qui traînent toujours dans les placards de la diplomatie : les programmes nucléaires de la Corée du Nord et de l'Iran auxquels la Chine participe activement, les discordes autour du yuan sous-évalué et la diminution des gaz à effet de serre, incluant une éventuelle collaboration entre les deux pays.
Un revirement de situation
Pourtant, les États-Unis auraient intérêt à se tenir près de la Chine, à l'avoir dans son camp... Le discours diplomatique entre la Chine et les États-Unis a changé récemment... Le rapport de force n'est plus le même.
Les États-Unis ont besoin de la Chine, mais la Chine n'a plus nécessairement besoin des États-Unis. Bien que la Chine exporte encore la majorité de sa production vers les États-Unis, les Américains ont besoin de la Chine pour redresser leur économie. La Chine pourrait très bien se passer des Américains grâce à des investissements importants qu'elle détient et une économie forte. De son côté, les États-Unis tentent toujours d'émerger de la catastrophe économique dans laquelle le pays s'est lui-même plongé.
Pour sortir de ce marasme économique, Barack Obama a annoncé son budget de 4000 milliards de dollars... Une dette qui s'élève à des sommets où les chiffres n'ont même plus de nom... D'ailleurs, la Chine finance la dette américaine. La Chine est le seul pays à posséder assez de capital pour soutenir la dette américaine.
Pour tenter de diminuer cette dette indécente qui comporte beaucoup trop de zéros pour vraiment en comprendre et en réaliser l'ampleur, Barack Obama a annoncé, entre autres, des coupures dans l'exploration spatiale. La NASA se voit donc forcée d'ouvrir la porte au privé dans certains domaines jusqu'ici gardés secrets en plus de devoir mettre plusieurs projets sur la glace.
Une situation délicate qui permettra aux Chinois de montrer leurs nouveaux joujoux. Depuis si longtemps, la Chine attend son tour dans l'exploration spatiale. Et si la Chine embarque dans la danse des navettes spatiales, elle pourrait bien, un jour, la contrôler, d'où l'importance d'un partenariat entre les Chinois et les États-Unis en matière d'exploration spatiale, dont le retour sur la Lune.
Imaginez si, dans un avenir encore très hypothétique, la Chine administrait les satellites de communications, dont ceux servant à des fins militaires aux États-Unis... Décidément, les États-Unis devraient arrêter la provocation et mettre un peu plus d'effort à entretenir des relations amicales avec la Chine...

